Entrevues

Interview de Bruno Maisonnier de Aldebaran Robotics

Mercredi 12 mai 2010

Bruno Maisonnier

Bonjour Bruno Maisonnier. Vous êtes le directeur et fondateur de Aldebaran Robotics, une société française spécialisée en robotique qui travaille au développement et à la commercialisation du robot humanoïde Nao. Pouvez-vous nous parler de vous (votre parcours) ainsi que des débuts de Aldebaran Robotics ?

Bonjour à tous !

ALDEBARAN Robotics a été créée il y a 4 ans et demi avec une conviction ancrée en moi depuis 25 ans : se produira la même chose avec les robots que ce qui s’est produit avec les micro-ordinateurs.  C’est à dire que des centaines de milliers jeunes et moins jeunes, curieux et ouverts sur l’avenir, veulent explorer un nouveau device/ un nouveau type d’outil, qui devrait révolutionner le monde.

Chacun étant un peu plus versé dans telle ou telle technologie, se focalisera pour améliorer les fonctions du robot correspondantes. Bien sur cela suppose d’avoir déjà un robot…Et comme il est difficile de se construire son propre robot, ALDEBARAN Robotics a décidé de proposer au marché un robot suffisamment performant, mais aussi accessible et ouvert, pour qu’il puisse servir de plateforme d’exploration.

L’histoire vient de plus loin encore, d’une époque où j’étais en échec scolaire et ou des cours d’électroniques par correspondance m’ont remis en selle, et permis d’intégrer une formation supérieure d’ingénieur et MBA. J’ai ensuite travaillé dans une SSII, avant d’évoluer au sein d’un groupe bancaire comme directeur de l’informatique, DRH puis directeur général. Avant de me lancer dans l’aventure Aldebaran Robotics, je dirigeais la filiale Polonaise du groupe, avec plus de 3500 personnes à gérer.

Bref, j’ai construit mon parcours avec cette utopie directrice de faire partie des pionniers de l’aventure robotique, lorsque je sentirais que c’est le bon moment.

Ce fut le cas en 2004, où j’ai plaqué mon job pourtant confortable pour me lancer corps et âme dans la création d’Aldebaran Robotics, qui a pris officiellement forme en juillet 2005. Au début, j’étais littéralement seul, pendant plusieurs mois, avant de m’entourer de personnes très polyvalentes qui partageaient ma vision. C’est une petite équipe de 12 personnes qui a mis sur pied le premier véritable prototype de Nao, en décembre 2006

Combien de personnes travaillent aujourd’hui chez Aldebaran Robotics ?

Nous comptons aujourd’hui plus de 95 collaborateurs, salariés et stagiaires compris.

Comment a été financée l’entreprise jusqu’à présent ?

Au départ, j’étais presque l’unique investisseur, accompagné d’un peu de « love monnaie » comme on dit. J’ai ensuite raugmenté le capital en faisant appel à mes amis, ma famille ainsi qu’aux premiers salariés qui ont souhaité suivre. Nous avons ensuite opéré une levée de fonds, auprès de fonds d’investissement privé et en parallèle obtenu quelques subventions des pouvoir publics et de l’Europe, aujourd’hui, nous sommes presque à l’équilibre, grâce aux ventes de Nao Research.

La société est-elle 100% française ou elle a des bureaux/intérêts à l’étranger ?

Oui, l’entreprise est 100% française et comme nous vendons à 85% hors de France, nous allons installer des bureaux en Chine et aux Etats-Unis, ce trimestre.

Pouvez-vous nous parler plus de Nao? Son intelligence actuelle, ses capacités et son futur dans 10 ans ?

Nous sommes extrêmement fiers de Nao, qui arrive à un niveau de sophistication qui dépasse nos espérances, il y a à peine 3 ans…

Nao est un robot humanoïde de 60 cm de haut, doté de capacités physiques et interactives poussées. De manière non exhaustive, Nao parle, comprend, voit, reconnait, évite les obstacles, se relève quand il est tombé, se connecte à Internet via wifi, garde son équilibre, attrape des objets, peut communiquer avec une télé ou une chaine hifi…

Il est entièrement programmable ce qui permet à tous ses utilisateurs d’imaginer de nouvelles applications en s’appuyant sur l’ensemble de ses capacités ou d’inclure Nao dans un programme de recherche ou d’éducation, pour les utilisateurs professionnels.

Ce que nous espérons pour Nao, dans 10 ans ? Qu’il soit devenu  la « plateforme » de référence avec laquelle les laboratoires de recherche public ou privés, ainsi que les passionnés de technologie pourront explorer ce nouveau monde émergent : celui des robots partout dans notre société ; Que grâce à NAO des services utiles aient été créés pour des personnes dépendantes, de l’éducation ludique pour les enfants, et que des avancées scientifiques aient été réalisées en France ! NAO sera un produit clairement identifié comme l’une des premières briques de la révolution robotique personnelle. Si Nao permet dans les dix prochaines années à ses utilisateurs d’explorer le monde de la robotique, de découvrir des usages, alors l’objectif sera vraiment atteint.

Un modèle académique de NAO est déjà en vente chez RobotShop en Amérique du Nord ; pouvez-vous nous parler de votre modèle de distribution et aussi  quand devrait sortir le modèle grand public et à quel prix environ ?

Nous proposons aujourd’hui Nao Academics partout dans le monde, grâce à notre équipe de commerciaux, et à nos moyens de vente directe. Mais sur certaines zones stratégiques, comme l’Amérique du nord, le Japon ou la Corée, nous avons signé des contrats de distribution pour accompagner localement nos clients. Nous sommes d’ailleurs en pleine recherche de nouveaux partenaires, un peu partout dans le monde.

La gamme quant à elle devrait s’étendre très bientôt, notamment avec une offre dédiée à l’enseignement de la robotique, accompagnée de kits pédagogiques.

Nous sommes sur le chemin d’un lancement grand public vers la fin de l’année 2011. Evidemment, à plus d’un an du lancement, aucun prix n’est encore annoncé.

Pensez-vous que la demande pour ce type de robot humanoïde va croître de façon soutenue dans les années à venir ?

Le marché du robot autonome personnel est très particulier : Il n’existe que très peu de produits disponibles s’en rapprochant, alors que l’intérêt pour ce type de machine ne cesse de croitre. Il suffit de regarder la presse pour s’en convaincre !

Une étude annuelle menée par la Chambre Economique de l’ONU prévoit que d’ici 2020 (et ce n’est pas si loin !), il se vendra autant d’unités de ce type de robot que d’écrans de télévision ! La conclusion de cette enquête est sans appel : l’industrie du robot personnel sera au XXIe siècle, ce que l’automobile a été au XXe, en terme de croissance économique et de mutation sociale.

Quel est le modèle d’affaires et la vision futuriste de Aldebaran ? Commercialiser le Nao pour le grand public, développer des plateformes pour les professionnels et universités, puis créer et commercialiser d’autres robots (pas forcément humanoïdes) dans le futur ? Un scoop pour nos lecteurs et fans de robotique ? ; -)

Bonnes suggestions ; -)

Oui, NAO est pour le moment une plateforme d’exploration de la robotique, que les universités, l’enseignement et les professionnels achètent et utilisent. Mais déjà quelques particuliers souhaitent l’acheter, plutôt des techniciens et des programmeurs, également comme robot à programmer ; nous avons déjà répondu favorablement à certains en 2009, nous allons répondre à d’autres en 2010, avant de lancer une série grand public

Comme évolution de notre business modèle, plusieurs voies s’offrent à nous et il est difficile de savoir laquelle sera la meilleure…Ce qui est sur c’est que nous allons, dans les années à venir, continuer à développer à la fois du hardware et du software, donc d’autres robots et des tas d’applications pour NAO.

Pour ce qui est des scoops, ce n’est pas notre politique… nous sommes actuellement parfaitement transparents sur tous nos développements, avec notre communauté de passionné. Si ceux qui nous lisent désirent apprendre des choses qu’ils ne savent pas encore sur Nao, nous serons ravis de les accueillir sur nos forums !

D’après vous, la robotique grand public de masse comme les ordinateurs, c’est pour quand ? Dans 1 an, 5 ans, ou 20 ans ?

Le 2010 de la robotique est le 1980 de l’informatique… On est, selon nous, maintenant dans un horizon de temps court terme ; entre 2 et 5 ans pour les premières étapes du marché de masse. Puis d’ici 2020, nous allons assister à une croissance soutenue du nombre d’utilisateurs, pionniers dans ce domaine, qui auront envie de faire avancer, de participer à cette nouvelle révolution, avec un nombre de produits disponibles relativement réduits, qui définiront les standards.

On peut donc facilement imaginer le début d’une démocratisation massive des descendants de Nao d’ici une dizaine d’années, seconde étape.

Shanghai 2010 ?

L’exposition universelle de Shanghai 2010 est une véritable consécration. Nao est à la fois la mascotte du pavillon de l’Ile de France et une des principales attractions du pavillon de la France. C’est d’ailleurs peut être ici que je vais vous donner un scoop : 20 Nao exécuteront une danse synchronisée sur le Pavillon de La France. Cette première mondiale aura lieu le jour de la fête de la musique et nous permet de nous affirmer, aux yeux du monde, comme le leader international de la robotique humanoïde.

Bruno Maisonnier est t-il en train de devenir le Bill Gates français ?

Pour le moment nous nous battons quotidiennement avec mon équipe pour faire que Nao soit une référence historique de l’industrie de la robotique, et qu’ALDEBARAN Robotics soit un succès mondial.… C’est un rêve commun, et tout le monde ici se donne à fond pour ça ! Flatter mon ego viendra après… Ceci dit, si j’arrivais à gagner autant d’argent à mettre dans une fondation que Bill Gates, à disposition de belles causes, je serais comblé !

Bruno Maisonnier, merci de nous avoir accordé cette entrevue.

Mario Tremblay et Sandra Fradet de RobotShop : Entrevue des fondateurs

Lundi 1 mars 2010

Nous avons décidé aujourd’hui de partager un peu plus avec nos lecteurs, en vous présentant ici les deux personnes clés derrière l’entreprise RobotShop.

RobotShop.com existe depuis plusieurs années et il est le leader de la vente de robots domestiques et professionnels sur internet.

Retour d’expérience historique avec les fondateurs, Mario Tremblay et Sandra Fradet qui ont accepté de nous en dévoiler plus lors d’une interview croisée.

Mario et Sandra, vous êtes aujourd’hui à la tête de RobotShop.com, un chef de file dans le e-commerce robotique sur internet. Pouvez-vous nous dire où tout cela a commencé ? Quand et où l’idée a t-elle germé dans votre tête ?

Mario – Je suis un ancien ingénieur de combat des forces armées canadiennes. Je me rappelle qu’en 1996 lors d’une mission humanitaire en ex-Yougoslavie, nous faisions du déminage et nous n’avions aucun robot pour nous aider à faire notre travail. C’était extrêmement dangereux. L’intelligence des mines explosives avançait plus vite que nos outils et je me disais que des robots pourraient aider pour faire ce travail. J’ai quitté l’armée pour étudier les technologies et la robotique et j’avais des projets plein la tête. Mais voilà, en construisant mes petits robots à la maison au début des années 2000, je me suis vite aperçu  qu’il n’y avait pas de site web spécialisé où on pouvait commander tout ce que nous avions de besoin pour construire un robot. Je devais commander un peu partout sur la planète, dans différents pays. Alors j’ai vu RobotShop, la robotique à votre service, comme un endroit où tous les roboticiens trouveraient le matériel dont ils ont de besoin pour construire leurs applications robotiques. Je gardais cela en tête pendant que je m’obstinais à développer un robot tondeuse de gazon (RobotKut) pour le marché de masse, mais les ressources ont vite manqué. En 2002, nous avons décidé moi et Sandra de lancer la distribution via Internet. On a fait un prêt personnel à la banque pour acheter notre premier inventaire. J’ai contacté mon bon ami Jacques Michel de JNP Software qui a construit la première version de notre site e-Commerce. Le premier jour que le site web a été en ligne nous avons eu nos premières ventes. Cette décision aura changé pour toujours la destinée de RobotShop.

Sandra, tu travaillais auparavant dans le domaine pharmaceutique. Puis, un jour tu as pris la décision de tout laisser tomber et de rejoindre Mario. Le choix a t-il été difficile ? Comment s’est passé la transition ?

Sandra-  Depuis le moment où nous avons décidé de lancer notre premier site web, j’ai toujours été impliquée dans la compagnie et y travaillait à temps partiel, les soirs et les fin de semaines. En Janvier 2005, j’ai décidé de quitter mon emploi pour me lancer à temps plein dans RobotShop. Je dois avouer que cela a été une décision assez difficile puisqu’à cette époque, RobotShop n’était pas aussi solide qu’aujourd’hui. Cependant, je savais qu’en s’y consacrant tous les deux à temps plein, nous pouvions aller très loin et le défi était très intéressant. Ca s’est avéré une excellente décision. La transition s’est très bien faite. Nous avons séparé les tâches et avons travaillé conjointement à faire grandir la compagnie. Nous formons une très bonne équipe puisque nous sommes complémentaires.

Quel est ton rôle principal aujourd’hui au sein de RobotShop ?

Sandra- Je supervise toutes les opérations reliées aux ventes, aux achats et à la logistique. Je veille à ce que tout fonctionne correctement et de façon optimisée. C’est moi qui est responsable de s’assurer que nous sommes capables de répondre à la demande. Je gère aussi les finances de la compagnie.

Mais encore, je crois que mon rôle le plus important se trouve au niveau décisionnel de la compagnie. Moi et Mario devons être d’accord pour toute décision importante et ma formation scientifique m’a donnée cet esprit critique et rationnel qui est complémentaire à la vision créative et étendue de Mario. Lorsque nous nous entendons sur une décision, il y a de fortes chances que ce soit la bonne.

Mario, tu es le CEO de RobotShop Distribution Inc.. Peux-tu nous parler de ta formation initiale et de ton intérêt pour la robotique ?

Mario – J’ai étudié au collège en automatisation et robotique en sortant de l’armée.  Je suis ingénieur en automatisation et optimisation de procédé, gradué de l’École de Technologie Supérieure de Montréal. Je crois aujourd’hui que la robotique est l’unification de toutes les passions, de toutes les sciences et de toutes les connaissances. Absolument tout mène à la robotique. Faire de la robotique nous aide à mieux comprendre le monde physique dans lequel nous vivons.

Imaginez un simple petit bras robotique conçu pour ramasser une petite roche; il y a la gestion d’énergie/batterie, de l’électronique/signaux électriques, de la mécanique et des matériaux, du software/intelligence et des communications/protocole. Cela commence déjà à faire beaucoup de monde. Mais encore, si vous calculez les forces qui seront appliquées sur le bras lorsqu’il soulèvera la roche – et ce afin de bien choisir les moteurs – , on commence à entrer dans les calculs mathématiques et la science fondamentale avec les lois de Newtown en prenant compte la gravité terrestre (pour un robot qui va sur Mars, les calculs seront différents) etc. Imaginez maintenant construire un humanoïde qui marche vers vous pour vous servir votre repas; non seulement il y a tout le hardware, mais il y a aussi  l’intelligence artificielle qui permet au robot d’appréhender son environnement, de demeurer en équilibre et de prendre les bonnes décisions. On parle ici de l’étude du cerveau humain et des réseaux de neurones. On parle de l’étude des matériaux pour créer une peau artificielle…

Voilà, c’est pour cela que la robotique me passionne. Parce qu’elle rassemble en un tout cohérent un amalgame de connaissances et de techniques accumulées au fil du temps. Elle améliore notre qualité de vie et fait en sorte que des amputés puissent marcher à nouveau. Le robot peut aller là où c’est trop dangereux comme déminer une mine explosive. Il peut me divertir ou me protéger. Lorsque vous inventez un robot pour faire une tâche précise, vous travaillez à comprendre et régler une problématique précise et cela oriente l’esprit continuellement vers l’innovation et les solutions, vers une pensée positive. On cherche toujours à améliorer, pour moi la robotique c’est positif car elle refuse l’immobilisme négatif. La robotique n’accepte que l’évolution positive.

Il est facile à comprendre pourquoi la robotique est de plus en plus utilisée dans les écoles pour former l’esprit créatif de nos jeunes afin de relever les défis de demain. Nous savons que beaucoup de défis nous attendent…

Les débuts de RobotShop ont-ils été difficiles ? où étiez-vous installés ?

Sandra- Les débuts n’ont pas vraiment été difficiles. Bien sûr, cela a nécessité énormément de travail mais tout s’est très bien passé.  Au tout début, RobotShop était situé dans notre appartement à Ville Saint-Laurent. Toutes les pièces de notre appartement servaient à entreposer les produits. Les commandes étaient préparées sur notre table de cuisine et nous allions souvent les porter à pied au bureau de postes du quartier. Après environ 1 an, il était clair que nous devions déménager dans un espace plus grand. Nous avons donc acheté une maison et le sous-sol était consacré exclusivement aux opérations de RobotShop. Ce qui nous apparaissait grand au début a vite été rempli. Les autres étages de la maison ont également servis à l’entreposage. Comme l’espace commençait à manquer et que nous avions besoin d’employés, nous avons déménagé dans un local commercial à Boisbriand. Nous avons d’abord louer seulement le premier étage. Lorsque les locataires du deuxième étage sont partis l’année d’après, nous en avons profité pour doubler notre superficie. Au début, nos bureaux étaient plus grands que nos besoins. Aujourd’hui cependant, nos bureaux sont presque plein encore et nous prévoyons déménager l’année prochaine. Le prochain siège social devrait avoir une superficie de 15 000 à 20 000 pieds carrés.

Quand les ventes ont-elles vraiment décollé ? Est-ce que cela s’est fait progressivement au fil des années ou il y a eu un élément déclencheur (ou une date, une année) ?

Sandra-  Les ventes se sont faites progressivement au cours des années. Nous avons commencé à vendre dès le premier jour où le site a été lancé et les ventes sont en constante progression depuis. Nous avons une croissance d’environ 60-70% par année. Au début, le 60% ne représentait pas beaucoup, mais aujourd’hui, on voit que les choses commencent à aller extrêmement vite. C’est très excitant et encourageant!

RobotShop est une entreprise canadienne et un exemple en e-commerce. Pas de complexe par rapport aux gros sites commerçants (pure players) américains ou Européens ? Et par rapport à la compétition ?

Mario – Absolument pas. Nous étudions de proche les technologies e-Commerce utilisées par les top 100 e-Commerce.  Nous nous inspirons de ce qu’ils font et voulons faire encore mieux. Ce que vous voyez sur www.robotshop.com n’est que la façade d’une Intelligence Web en accélération. En arrière plan, nous avons une équipe de programmeurs à l’interne et des partenaires qui travaillent sur la prochaine génération de notre plateforme e-commerce.

N’oubliez pas que nous sommes d’abord et avant tout des roboticiens. Nous sommes des maîtres intégrateurs et nous travaillons avec les dernières technologies. Vous connaissez notre philosophie de toujours améliorer, innover et optimiser. Nous construisons notre plateforme Web comme nous construisons un robot et la mission de ce robot intelligent est de bien servir notre clientèle et faire en sorte que nos clients trouvent les produits qu’ils recherchent, et ce, au bon prix et au bon moment. C’est important, car nos clients ont eux aussi leur mission à accomplir et des robots à construire; vous savez de quoi je parles, tous ces robots qui nous aideront à mieux vivre demain. Nous écoutons notre clientèle et toutes les améliorations demandées sont notées et évaluées. Cela peut prendre un certain temps avant de l’implanter, c’est parce que nous voulons bien faire les choses et nous devons aussi gérer les priorités.

Dans le domaine du e-Commerce en robotique générale comme RobotShop, nos compétiteurs sont loin derrière et cet écart va se creuser de plus en plus. Soyez assurez que nous regardons ce qu’ils font et les surveillons de proche.

RobotShop est présent sur quels marchés et quels pays ? Quelle est son ambition ?

Sandra- RobotShop a son siège social au Canada mais nous sommes une compagnie internationale par l’entremise d’Internet et de nos entrepôts aux États-Unis et bientôt en Europe. Nous livrons à l’international depuis le tout début et notre stratégie est simple; améliorer le service à nos clients internationaux en améliorant et en optimisant notre logistique….

Nous voulons faire de RobotShop la première source mondiale pour la technologie robotique domestique et professionnelle. C’est la mission de l’entreprise et tout le monde travaille en ce sens.

Vous être actifs sur plusieurs fronts en même temps dans votre stratégie de communication et de marketing online (site boutique, blogs, forums, comptes twitter, facebook, adwords, etc..). Avez-vous tout appris cela « from scratch » et pensez-vous que plus d’entreprises internet devraient suivre votre modèle ?

Mario –  Moi et Sandra n’avons pas étudié en e-Commerce.  Nous avons commencé en achetant un livre sur Amazon et on a appris par essais et erreurs.

Avec le temps, on a toujours lu sur le sujet et on s’est tenu informés. Aujourd’hui, notre Unité d’Intelligence Web suit de proche ce que les leaders font et on essaie d’implanter ce qui est bon à notre manière, selon les ressources que nous avons, toujours avec cette pensée dirigée vers l’optimisation et l’efficacité.  On n’écoute pas ceux qui s’improvisent experts en marketing web. Tout le monde charge 120$/heure dans ce domaine mais très peu le valent vraiment. On ne fait affaire qu’avec les meilleurs et tu en es un bon exemple Vincent pour le blog et le web marketing. Nous engageons les bonnes personnes pour chacune des tâches, certaines choses sont gérées à l’interne et d’autres à l’externe. Nous sommes conseillés par les meilleurs dans cette industrie et notre veille technologique est très avancée.

Je ne pourrais pas dire que RobotShop est un modèle pour tous les e-Commerces car chaque business a ses particularités.  Cependant, nous avons un certain succès alors oui il y a du bon qui peut servir aux autres.

Certains pensent que le marché de la robotique de demain va exploser et créer une révolution telle qu’on en a connu avec l’ordinateur. Partagez-vous ce point de vue ?

Mario –  C’est clair. Aujourd’hui la robotique est partout, elle sort des usines pour toucher tous les domaines. Bientôt, tous les systèmes et tous les processus seront repensés, améliorés et optimisés. Dans les futures années, ce  sont tous les environnements domestiques et professionnels qui se verront transformés et les robots prendront toutes sortes de formes.

La vision « un robot dans chaque maison » est pour bientôt.

Dans sa forme ultime, on ne parle pas seulement de créer des êtres à notre image afin qu’il nous aident à construire un monde meilleur. On parle aussi d’améliorer l’être humain lui-même qui est si fragile, pour qu’il soit plus fort, plus intelligent et vive plus longtemps. On parle d’êtres humains « augmentés » et de cyborgs… on parle d’une nouvelle espèce supérieure où la technologie et la biologie ne feront qu’un.

Vous avez raison de parler de révolution. La robotique est le domaine et l’industrie qui,  avec l’avancement de la génétique et des nanotechnologies,  va transformer pour toujours le monde comme nous le connaissons.

Mario et Sandra merci pour cette entrevue.

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